V. Nouvelle demande d’autorisation triennale.
  
Comme il vient d’être expliqué, un nouveau programme de trois ans devrait porter à la fois sur les études préparatoires à la publication et sur une série de travaux de terrain, là où notre documentation est inexistante ou trop faible.
  
La campagne de 2002 a levé la plupart des incertitudes concernant l’enclos F 431. Et il ne paraît plus nécessaire de poursuivre la fouille dans le tiers méridional qui est mal conservé, difficile à fouiller et dont le matériel archéologique est, selon toute attente, fort pauvre et peu susceptible de bouleverser les données numériques déjà acquises. La mise en évidence de l’enclos trapézoïdal donne un cadre général à des découvertes qui semblaient éparpillées sur un espace assez vaste. Cependant notre documentation concernant cet enclos est encore un peu faible. Il paraît nécessaire de fouiller une section du fossé et des sols attenants sur des surfaces suffisantes pour qu’un matériel significatif pour la chronologie et l’étude ethno-archéologique soit obtenu. Il est nécessaire également de le reconnaître avec plus de sûreté le côté occidental et notamment au niveau de sa jonction avec l’enclos carré. Deux zones de fouille nouvelles devront donc être consacrées à cet enclos ( cf fig. 80 , zones A et B ).
  
Pour l’enclos carré ( “trophée” ) nos ignorances ne concernent plus que le côté oriental ( nature du système de clôture : fossé ou bâtiment ou palissade ) et la jonction avec le fossé F 520. Une zone nouvelle de fouille sera nécessaire ( fig. 80  , zone C ). Dans cette zone les niveaux archéologiques sont très mal conservés, le travail consistera surtout en un décapage le la couche géologique pour mettre en évidence les structures creuses.
  
Pour les vestiges latèniens, la seule zone problématique, qui est encore une terra incognita, est l’espace compris entre l’enclos carré et l’enclos circulaire. Il n’est pas sûr qu’elle recèle des vestiges importants. Mais serait dommage de tout ignorer d’un espace qui a pu être privilégié et qui conditionne peut-être la section rectiligne du côté septentrional de l’enclos F 431. Il faudrait explorer toute la bande longeant les US 483, 481 ( fig. 80 , zone D ).
  
Pour ce qui est des vestiges gallo-romains, deux types de travaux paraissent indispensables. Le premier est l’exploration du porche d’entrée ( fig. 80 , zone E ) sur le côté méridional de l’“esplanade”. Cette installation qui n’est connue que par la photographie aérienne correspond, de toute évidence, à l’état du Bas-Empire. Il est sûr, vu l’état d’érosion de ce secteur, que ce vestiges sont mal conservés et ne nécessiteront qu’un décapage et un nettoyage. On doit s’attendre, en revanche, à rencontrer des traces des aménagements antérieurs du Haut-Empire et de l’époque augustéenne. Il faudra également chercher l’entrée potentielle de l’enclos trapézoïdal gaulois. Le second travail, également important, est le dégagement de la masse importante des remblais du Bas-Empire accumulés à l’ouest du grand temple et qui sont riches en éléments architectoniques, seuls susceptibles de permettre la restitution architecturale ( fig. 80 , zone F ).
  
Fig. 80 : Plan des zones de fouilles pour 2003.
     
Ces travaux de terrain pourraient être étalés sur trois années, en fonction des nécessités de la publication. La documentation pour l’époque gauloise paraît être celle qu’il est nécessaire d’accomplir le plus rapidement.
  
Parallèlement des travaux préparatoires à la publication devront être engagés. Ils concernent essentiellement la documentation du matériel archéologique. Les études environnementales sont, en effet, en voie d’achèvement : toutes les études en palynologie, micromorphologie, sédimentologie, malacologie ont été effectuées. L’étude carpologique est en cours, de même que les analyses carbone 14 des os humains  et les analyses en paléoparasitologie.
   
Le matériel archéologique est, dans une grande proportion, traité et conditionné. Seuls les objets métalliques posent des problèmes de conservation à long terme. Néanmoins leur état actuel, après le recollage de ceux qui étaient fragmentés et un nettoyage superficiel, permet, dans une grande majorité des cas, leur étude et leur publication. Il est cependant nécessaire de pratiquer les radiographies de tous les objets complexes ( fourreaux d’épée, chaînes, notamment ). Les principaux travaux liés à la publication sont donc la radiographie de plusieurs centaines d’objets, le dessin et la photographie de la totalité du matériel significatif.